Histoire immédiate: Nicolas Sarkozy, secrets d’une présidence

En moins de cinq ans, l’homme providentiel est devenu le mal-aimé. Que s’est-il donc passé en Sarkozie?

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Un an qu’il a quitté la présidence et pourtant, Nicolas Sarkozy reste là, en marge de la scène politique sans doute, mais jamais bien loin. Si la droite divisée doit désormais s’atteler au fameux devoir d’inventaire avant d’envisager la suite, elle n’est pas la seule à s’interroger sur le sarkozysme.

En témoigne cette soirée spéciale consacrée à l’ancien chef d’Etat, qui illustre bien l’étrange fascination qu’il continue à exercer jusque dans les médias. Il faut avouer que, dès sa première campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy détonne. Le vent nouveau qu’il semble pouvoir faire souffler sur la France lui offre une incroyable et inédite popularité: 53 % des Français lui accordent leur vote en 2007.

Mais le vent tourne et le désamour se profile, parfois teinté de haine. Que s’est-il donc passé? C’est à cette question que tentent de répondre les deux documentaires diffusés ce soir dans Histoire immédiate. Deux réflexions qui se complètent et se répètent aussi parfois.

Menée par le journaliste Franz-Olivier Giesbert, la première est celle d’un déçu du sarkozysme. Le présentateur du Monde d’après fut l’un des électeurs de Sarkozy avant de rejoindre le camp des critiques.

Interrogeant les principales figures de la Sarkozie, il dissèque cinq années d’une présidence menée tambour battant, sans toujours de cohérence. On n’apprendra pas grand-chose de la personnalité et du style de Nicolas Sarkozy, maintes fois explorés.

Largement plus intéressantes, en revanche, sont les confidences de ceux de son camp, relatant les erreurs, les incompréhensions, les mésententes.

À cet égard, le second documentaire explore une question essentielle qui en dit long sur les dissensions de l’actuelle opposition: la droite a-t-elle tué Sarkozy? C’est toutefois dans le "pourquoi?" que s’amorce la principale réflexion de cette soirée continue: c’est quoi, au juste, l’idéologie du sarkozysme? Même à droite, on s’y perd…

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