Guerre de l’ombre au Sahara

Sur fond de lutte contre le terrorisme, États-Unis et France déploient leurs armées dans le nord de l'Afrique. Arte analyse leurs intentions cachées, entre course au pétrole et volonté d’accaparer les ressources minières.

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Il y a cent trente ans, à Berlin, une conférence majeure décidait du découpage de ce gros gâteau alléchant qu'était l'Afrique pour les puissances européennes qui avaient déjà établi leurs colonies sur le continent. Après pas mal de tensions entre les velléités françaises de la dominer d'ouest en est, et l'ambition anglaise de la posséder du nord au sud, il fallait bien régler l'affaire entre gentlemans. En parallèle, un roi barbu qui n'allait pas se rendre à Berlin, Léopold II, manœuvrait pour pouvoir obtenir "son Congo", tandis que le Portugal et l'Allemagne allaient se partager le reste.

 

Après la vague des indépendances, dans les années soixante, les anciennes puissances coloniales vont tenter de conserver leurs prés carrés. Mais un nouvel acteur va venir s'installer sur le continent: les inévitables États-Unis, qui ont bien compris que, dans la course aux ressources naturelles, du pétrole du golfe de Guinée aux minerais congolais, l'Afrique était un objectif à ne pas négliger. Guerre de l'ombre au Sahara raconte comment les USA ont également mis les pieds dans les pays situés au nord du continent. Tout a démarré avec l'intervention en Somalie, en 1991, et a continué, six ans plus tard, au Soudan, alors qu'al-Qaida venait de faire deux attentats contre des ambassades américaines. Depuis 2007, les États-Unis possèdent même leur propre commandement unifié pour l'Afrique, l'Africom, lancé dans le cadre de leur fameuse GWOT (Guerre globale contre le terrorisme). Mais derrière ces déploiements militaires, et deux ans après la guerre française au Mali, d'autres intérêts stratégiques se dessinent avec pour objectif l'uranium et le pétrole de la région.

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