Grimm

Grimm revisite les contes de fées. Effrayant mais pas moins ensorcelant. À réserver aux grands enfants!

751183

Il n’y a pas photo. Pour David Greenwalt, le producteur exécutif de Grimm, l’essence même des contes de fées a été dénaturée, voire infantilisée, au cours du siècle précédent.

"Nous vivons dans un monde où les contes ont été épurés par les studios Disney, analyse cet ancien artisan des feuilletons cultes Buffy contre les vampires et Angel. Mais si vous étudiez bien les écrits originaux, vous vous apercevrez très vite que ces histoires sont violentes, sombres et qu’elles ont de quoi perturber. C’est dans cette vérité-là que nous avons puisé l’ADN de notre série."

Un parti pris qui, finalement, n’a rien de très surprenant: Once Upon A Time, cet autre feuilleton inspiré des fables pour enfants (déjà diffusé sur Be TV et produit par… Disney!), a également développé des intrigues au côté enchanteur minoré, proches d’une certaine "réalité".

Pour établir le concept de Grimm, dont une seconde saison est en cours de diffusion outre-Atlantique, ses auteurs sont partis du principe que les célèbres frangins n’étaient pas seulement de simples écrivains.

Ils étaient aussi des profilers du XIXe siècle, capables de détecter les monstres en tout genre. Et leurs contes, des récits cryptés, révélant au monde entier l’existence de ces êtres surnaturels. Mais pas question pour les scénaristes de nous plonger dans le passé: les épisodes se déroulent de nos jours et évoluent autour des enquêtes du détective Nick Burkhardt (David Giuntoli), un descendant des frères Grimm qui va rapidement s’apercevoir qu’il possède, lui aussi, des pouvoirs extra-sensoriels.

Sidans un premier temps, on a le sentiment d’assister à une vulgaire fiction policière qui passe son temps à élucider des crimes, vers la mi-saison, Grimm commence enfin à nous plonger dans sa mythologie et à affirmer, ainsi, son originalité. Un peu de patience, donc.

Sur le même sujet
Plus d'actualité