Grand-Angle: Barack Obama, au coeur de la Maison Blanche

Obama n'a jamais cessé de sourire devant la presse. Mais en interne, la Maison Blanche a frôlé le chaos.

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Bordélique. C'est le qualificatif idéal pour les deux premières années de la présidence Obama. La faute à une femme trop présente et à un chef de cabinet, Rahm Emmanuel, qui hurlait des "fucking" à tout bout de champ dans l'oreille de ses subordonnés.

Mais, surtout, à un manque de vision politique à long terme. Barack Obama, au coeur de la Maison Blanche, montage ultra-dynamique d'interviews de journalistes et de collaborateurs du président, démarre au lendemain de la raclée électorale que furent les législatives de 2010.

Avec des dizaines de sièges perdus pour les Démocrates. L'excellent document de William Karel sur l'envers du décor(um) nous emmène au coeur de cette crise politique vécue de la Maison Blanche et dans les pas d'un président qui s'abrite en coulisses derrière les propos de sa femme pour émettre des critiques à son équipe.

"Michelle pense que nous ne faisons pas du bon travail", dit-il. Extrêmement influente sur son Barack, elle déclare à Carla Bruni en visite que la vie à la Maison Blanche est un enfer. La phrase fuite dans la presse française.

Robert Gibbs, le responsable com d'Obama, met des jours à désamorcer la bombe. Quelque temps après, il claque la porte, tout comme vingt collaborateurs proches d'Obama. En engageant du sang frais, Obama, conscient que le changement ce n'est plus pour maintenant, espère redonner un nouveau souffle à sa présidence.

Mais un message de la CIA va le sauver. Oussama Ben Laden aurait été retrouvé au Pakistan. Contre bien des avis (dont celui de son vice-président), il ordonne un raid, le soir même du gala de la presse, où il délivre, avec un cool incroyable, un discours qui fera pleurer de rire 2.000 personnes…

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