Global Sushi: demain, nos enfants mangeront des méduses

Une boulette de riz, une tranche de thon rouge cru et c'est envoyé dans le gosier. Le sushi est à la fois un art et un désastre. 

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Un art car il découle d’un savoir-faire ancestral. Un désastre car il symbolise le massacre que nous perpétrons à tout-va dans nos océans. Prenez le thon rouge, ingrédient privilégié de ces bouchées nippones: 400.000 tonnes par an sont consommées au Japon.

Après avoir épuisé les eaux du sud de l’Australie à force de l’y surpêcher, les grandes et petites industries poissonnières, Mitsubishi en tête, se sont ruées sur la Méditerranée pour l’y traquer. Dans les coulisses des tentaculaires marchés aux poissons, de Sète à Tokyo via Rio, le sens de l’éthique est aussi en vogue qu’à Wall Street.

Global Sushi est le genre d’enquête qui vous prend aux entrailles, pas tant pour le nombre d’espèces de poissons menacées qu’elle liste (236 au bas mot) que pour le risque alimentaire et écologique qu’elle croque sans jamais sombrer dans le moralisme bas de gamme.

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