Franck Dubosc: A l’état sauvage

Franck Dubosc vient de terminer la tournée de son dernier spectacle A l'état sauvage. Avec quelques changements… dans la continuité.

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Il faut l'écrire d'emblée: l'humoriste n'a pas changé. Macho à la grande gueule, un peu (beaucoup) mythomane, tendre parfois, il aime faire avaler des couleuvres à longueur de sketches. Son dernier spectacle ne déroge pas à la règle édictée par cette véritable bête de scène. Mais un détail diverge toutefois: il parle un peu moins de lui. Ce qui va peut-être rallier quelques sceptiques à sa cause. Dans ses précédentes prestations (Romantique, Il était une fois), il adorait s'étaler sur lui-même. Dans celui-ci, il s'attarde davantage sur les petits détails de la vie en société. Il les décortique pour expliquer que tout ça, ça l'emmerde, raison pour laquelle il s'est exilé sur une île déserte. Ce qui donne droit à quelques bons mots qui arracheront facilement un sourire, même à ses fidèles détracteurs.

Mais, "chassez le naturiste, il revient au bungalow", pour reprendre une de ses répliques culte dans le film Camping. Frank le sauvage redevient rapidement Dubosc le mondain. Avec ses situations incroyables et ses répliques mi-grivoises, mi-machistes, sans jamais tomber dans la "bigardise", il ne décevra pas ses fans. Ces derniers retrouveront d'ailleurs quelques ex de l'artiste telle que la plantureuse Sandy Kilos. En outre, Franck Dubosc peut une fois de plus s'appuyer sur une mise en scène irréprochable avec un show lumière et son au top. De quoi éviter les temps morts et assurer une belle variété dans le menu. Le quinquagénaire se permet donc quelques innovations tout en profitant de son expérience pour assurer ses arrières. Il n'est pas encore arrivé le temps où, en mal de succès, il devra vraiment s'exiler sur une île déserte.

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