Forever, saison 1

Jeune, beau et immortel, le héros nouveau est arrivé! Une distraction honnête mais banale.

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La mort, c’est son rayon. Elégant trentenaire new-yorkais, Henry Morgan est un médecin légiste dont l’habileté à faire parler les cadavres laisse son assistant sans voix. Il faut dire qu’il a eu le temps d’observer – d’expérimenter, même – les mystères du trépas: voilà deux cents ans qu’il ressuscite sitôt décédé, sans comprendre pourquoi. Plus qu’un miracle, une malédiction pour ce solitaire un poil las, qui aimerait bien, lui aussi, connaître le bête cycle de la vie.

Le pilote de cette nouvelle série lancée par ABC place le bel immortel dans une délicate situation: seul rescapé d’un dramatique accident criminel, il attire les soupçons de l’inspecteur Jo Martinez en charge de l’enquête. Avant de devenir le principal collaborateur de la jeune femme, épatée par les impressionnantes déductions de ce malin de Morgan. On l’aura compris, Forever se classe dans la catégorie divertissement et n’ambitionne pas de révolutionner le genre. Sans trop se fatiguer sur les intrigues, la série, classique dans la forme comme dans le fond, lorgne du côté de Castle ou de Mentalist en mêlant gentiment policier et comédie. Et tente de se distinguer en injectant une dose de fantastique emprunté à la saga Highlander: comme Christophe Lambert, Morgan a pour seul ami un vieil antiquaire, Juif rescapé de la Seconde Guerre mondiale, qu’il adopta à quelques mois. Et comme Christophe Lambert, il est retrouvé par un autre immortel dont les intentions sont aussi mystérieuses que l’identité.

Pas franchement original, Forever pâtit en outre de considérations lourdingues sur la mort et le sens de l’existence, distillées en voix off. Mais, correctement interprété (notamment par Ioan Gruffudd, l’un des 4 Fantastiques) et honnêtement alimenté en action comme en romance, il offre une récréation sympathique qui se laisse regarder.

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