Football: Finale de la Coupe de Belgique

35.000 fans sont attendus au stade Roi Baudouin pour assister au sacre d’un "petit": Courtrai ou Lokeren.

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En Angleterre, chaque beau samedi de mai, Wembley, cathédrale du football, est gentiment prise d’assaut. Pacifiquement. C’est le fruit de l’histoire, le respect de la tradition, la noblesse du fair-play. Tout fan anglais qui se respecte rêve, en effet, de vivre in situ, une fois au moins dans sa vie, une finale de "FA Cup" en accompagnant son équipe favorite.

Toutes proportions gardées (genre de 1 à 100), l’apothéose de la finale de la Coupe de Belgique disputée ce samedi permettra aux milliers de sympathisants courtraisiens et lokerenois descendus sur Bruxelles de connaître semblables moments d’émotion. Et de fierté. C’est effectivement une finale inédite, entre "petits", que nous réserve le stade Roi Baudouin. Deux points de vue à envisager. Celui des "grands": Anderlecht, le Standard, le FC Bruges et Genk qui ont honteusement snobé une compétition qui rapporte des peanuts. Ou celui des petits: fabuleuse sensation d’avoir dribblé tous les pronostics en faisant honneur au football "d’en bas".

Par respect pour les quelque 35.000 supporters qui auront rallié la capitale, nous nous réjouirons d’assister au sacre d’un club dont la réputation dépasse timidement les frontières de la Flandre. Lokeren ou Courtrai inscrira donc son nom au palmarès de cette Coupe qui vit ses dernières heures dans sa formule actuelle, désuète, aux côtés de Zulte-Waregem (2006) et de La Louvière (2003).

Après la fête, il s’agira pour la plus euphorique des deux directions de ne pas surfer trop longtemps sur son petit nuage. Car qui dit vainqueur en Coupe de Belgique dit participation, la saison prochaine, à l’Europa League et donc, impératifs budgétaires qui en découlent: joueurs plus gourmands, fans plus exigeants et plantureuses rentrées financières non garanties. Mais, chut, ne gâchons pas leur plaisir.

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