Finale de la Cofidis Cup

Genk et le Cercle Bruges sont les deux finalistes d'une épreuve qui cherche toujours son second souffle. 

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Reconnaissons-le, ces dernières années, la Coupe de Belgique a beaucoup perdu de sa superbe. D’abord parce que trop mal dotée financièrement, elle n’est devenue rentable pour les clubs participants qu’à partir des quarts, voire des demi-finales. Ensuite, parce que le long et fastidieux parcours des finalistes (7 matchs) cadre mal avec le lourd calendrier de notre championnat actuel. Et enfin, parce que le vainqueur, qui fut pendant longtemps qualifié d’office en Coupe d’Europe, doit désormais se farcir un, voire deux tours préliminaires avant de pouvoir savourer une qualification en Europa League.

Le palmarès de ces 15 dernières années est assez parlant: nos trois traditionnels "grands" (Anderlecht, Standard et Bruges) ne se sont imposés que cinq fois dans cette compétition, où ils ont pris l’habitude d’aligner une équipe B. Un manque de respect vis-à-vis d’un trophée centenaire et normalement prestigieux. Une décision (malheureuse) qui fut pleinement profitable aux équipes plus modestes, comme Westerlo (2001), le GBA (2005) ou Lokeren (2012).

Si la Coupe de Belgique n’est plus tout à fait ce qu’elle a longtemps été, on saluera toutefois les parcours respectifs des deux finalistes du cru 2013: Genk (tombeur du Standard, de Zulte et d’Anderlecht) et le Cercle Bruges (qui a éliminé son voisin du Club). Deux équipes qui ont traditionnellement toujours bien apprécié la compétition, Genk – grand favori – comptabilisant dans sa vitrine trois trophées (pour trois finales perdues) contre deux au Cercle (6 finales perdues). Curieusement disputée un jeudi, la finale se tiendra comme le veut la tradition au Stade Roi Baudouin, dont on imagine déjà les tribunes bien garnies du bleu limbourgeois et du vert brugeois, et avec, espérons-le, du spectacle et des buts!

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