Festival de Rochefort 2009: Toujours aussi Cougnet

Albert Cougnet s’est imposé au public dans la bande à Meillon, sur RTL-TVI, dans les années nonante. Depuis, l’humoriste Alain Soreil continue de faire vivre son personnage fétiche en s’inspirant de ses propres tranches de vie.

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Alain Soreil est-il toujours aussi Cougnet en 2013?
Alain Soreil – Albert Cougnet a un côté éternel, un peu comme les personnages de BD. La RTBF va diffuser un spectacle de 2009 et ça ne m’inquiète pas. Il n’est pas démodé puisqu’au départ, il n’est pas à la mode.

Comment expliquer la longévité de votre personnage?
Cougnet est très attachant, il inspire la tendresse. Il représente un peu un vestige du passé qui fait partie de l’enfance, puisque lui-même est resté un homme-enfant. Pour moi, c’est un déversoir qui me permet de sortir pas mal de choses sans les dire vraiment.

Vous ne traitez jamais des sujets d’actualité?
Non, j’ai juste un sketch qui parle de Michel Daerden où je chante "J’aurais voulu être un artiste". On était très intimes tout en étant chacun dans notre monde. Quand on se voyait, on ne parlait pas de politique mais plutôt du personnage d’Albert Cougnet qu’il adorait. Traiter de l’actu, c’est quelque chose que font très bien André Lamy et François Pirette.

Quelles sont vos sources d’inspiration?
Ma vie, mon passé, l’éducation que j’ai reçue. J’ai beaucoup vécu dans le sud de l’Italie de 11 à 25 ans. J’ai été éduqué à l’ancienne avec beaucoup d’utopie. On retrouve chez Albert cet optimisme, ce rêve qu’avaient les gens de croire que sur terre, c’est le bien qui triomphe.

Albert, c’est un peu votre ami imaginaire?
Oui. Il est mon droit à vivre parallèlement dans un monde plus beau. Il représente l’insouciance, c’est un personnage refuge. Quand je monte sur scène, j’offre au public un moment d’évasion. Mon salaire, c’est le bonheur, le rire que je provoque auprès du public.

En parlant de public, quand remontez-vous sur les planches?
Je prépare mon retour au théâtre, au Comédie Centrale de Liège, dans Une fille drôlement gonflée. Une pièce que je mets en scène et que j’ai jouée, il y a une trentaine d’années, dans une troupe semi-professionnelle qui se produisait dans les prisons.

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