F1: Grand Prix de Belgique

Grâce à un circuit qui reste l’un des berceaux de la F1, le Grand Prix de Belgique peut voir venir.

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Face à l’internationalisation galopante et aux profonds changements économiques que connaît l’Europe depuis cinq ans, la petite Belgique peut franchement s’estimer fière de compter aujourd’hui l’un des 19 grands prix que compte la saison de Formule 1. Formule 1 qui ne connaît pas la crise puisqu’elle a doublé son chiffre d’affaires en dix ans!

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: un GP à Dubaï, en Malaisie ou à Singapour rapporte aujourd’hui à Bernie Ecclestone, le boss de la F1, plus de 50 millions d’euros. C’est… 10 fois plus qu’une manche en Allemagne, en Belgique et en Italie! "Nous avons heureusement l’histoire pour nous", tempère Gaëtan Vigneron, qui suit ce sport pour la RTBF depuis 1991. "Le côté mythique et traditionnel de la F1 restera encore longtemps chez nous.

Car, quand vous allez à Spa, à Silverstone, à Monaco ou à Monza, vous croisez un public de vrais malades. Alors que si vous assistez à une course au Bahreïn ou aux Emirats, il est courant de voir des spectateurs qui filent au resto après avoir regardé 5 tours juste pour le fun!"

On savourera donc comme il se doit ce week-end spadois, en cette année un peu spéciale, puisqu’il y a pile 30 ans que le GP de Belgique est revenu sur le circuit de Francorchamps, après sa parenthèse à Nivelles et à Zolder. Si chère à Michael Schumacher (6 fois vainqueur) et au toujours actif Kimi Räikkönen (4 victoires), la course pourrait nous réserver une fameuse joute autour du leader et triple tenant du titre Sebastian Vettel, lauréat ici en 2011, car il a montré quelques signes de faiblesse lors du dernier GP de Hongrie remporté par Lewis Hamilton avant la traditionnelle pause de mi-saison. C’est tout le mal qu’on souhaite à une discipline où le suspense a parfois manqué ces dernières saisons.

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