Espions de Varsovie (1 et 2/2)

1937. Alors que l’Europe veut encore profiter des années folles, Jean-François Mercier - attaché militaire fraîchement nommé à l’ambassade de France de Varsovie - ne lâche pas l’Allemagne du regard.

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Convaincu de l’imminence d’une guerre, il s’attache en sous-main à dénicher des informations susceptibles de renseigner la France sur les intentions de Hitler. Entre trahisons, sombres intrigues et passion amoureuse, la mission du jeune espion se révèle vite de plus en plus périlleuse…

Classique mais efficace, le cocktail est emprunté à l’écrivain américain Alan Furst, auteur à succès de romans d’espionnage. Hélas, sa transposition à l’écran ne fait pas des étincelles. Etirée sur trois heures, l’adaptation signée de la réalisatrice anglaise Coky Giedroyc pour la BBC souffre d’un réel manque de rythme – malgré un recentrage de l’action bienvenu dans la seconde partie.

De Paris à Varsovie, de soirées mondaines en opérations clandestines, le héros semble pourtant dans un mouvement quasi perpétuel. Trop sans doute pour nourrir véritablement la tension et tenir en haleine un téléspectateur égaré devant l’éparpillement du récit. Mais le téléfilm n’est pas sans atout. Le principal tient en deux mots: David Tennant.

Le charismatique interprète de Docteur Who offre une belle profondeur au personnage de Mercier, colonel tout en intériorité que viennent ébranler les beaux yeux d’une Française d’origine polonaise. Si l’on se réjouit de le revoir, on regrette d’autant plus que ces Espions de Varsovie se montre si peu passionnant.

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