Envoyé spécial:Textile, mode toxique?

Le 24 avril dernier, le bâtiment Rana Plaza s'écroulait à Dacca, la capitale du Bangladesh. L'édifice branlant abritait 3.000 ouvriers suant corps et âme dans des usines de prêt-à-porter délabrées. 

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Plus d’un tiers des tisserands de fortune y ont laissé leur peau, entraînant, enfin, une remise en question de la chaîne vestimentaire mortifère que nous entretenons. Durant cinq mois, Envoyé spécial a enquêté en Asie sur les dessous sales de l’industrie textile.

Pour un jeans dont le prix de vente est estimé à 20 € en Occident, 40 centimes seulement retournent à la main-d’œuvre locale. Mais cette démesure capitaliste ne s’arrête pas là. Pour rétrécir encore les coûts de fabrication, les industriels traitent les vêtements avec les produits chimiques les moins chers et les plus dangereux pour la santé.

Dans le sud de l’Inde, des villages entiers sont contaminés. Quant à nous, nous nous habillons de potentielles camisoles nocives, susceptibles de dévaster notre système endocrinien, et bien plus encore…

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