Duels en cuisine

Amère déception pour la chaîne, la finale de Duels en cuisine risque de se dérouler dans une indifférence quasi générale.

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Dès le troisième épisode, le défi culinaire de La Une s'est pris une solide gamelle. Avec un audimat inférieur à 10 % (à peine 163.326 téléspectateurs!), la suite du jeu s'est trouvée reléguée en deuxième partie de soirée. Pourquoi le soufflé est-il retombé si vite? Un problème de timing? Lancée au moment où le concept commence à s'essouffler, l'émission apparaît comme une pâle copie de ses prestigieuses aînées, une pincée de Masterchef et un zeste d'Un dîner presque parfait, ça ne suffit pas pour lier la sauce. Un casting trop bonne pâte? Ils sont doux comme des agneaux, les candidats, même à l'instant de noter leurs concurrents, ils dégoulinent de gentillesse. Or, ce qui fait tout le sel du programme, c'est la faculté qu'ont les agneaux à se métamorphoser en loups prêts à s'entredévorer. La dramaturgie? Six semaines sans la moindre "boîte mystère", sans aucune "contrainte de dernière minute", sans "épreuve de la dernière chance" et surtout sans au moins une élimination, c'est bien trop long pour garder les téléspectateurs en haleine. Le manque de moyens? Organiser un barbecue dans un camping de La Roche-en-Ardenne, c'est tout mignon, mais ça a quand même nettement moins de gueule que de mitonner un repas pour guides de montagne au sommet du mont Blanc ou cuisiner de la viande de bison sous les chutes du Niagara. Le profil du jury? On est habitué à des personnalités truculentes comme Cyril Lignac ou Yves Camdeborde, à la main de fer dans un gant de velours de Thierry Marx ou de Sébastien Demorand et voilà qu'on nous fourgue les figures de carême de Julien Lahire et Pascal Devalkeneer… Ce n'est pas sérieux, allez, sans DEC!

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