Drop Dead Diva – Saison 1

Fable féministe et militante, Drop Dead Diva est aussi un pur concentré de bonheur.

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Bariolée, enjouée et pleine de bons sentiments: avec un tel pedigree, dire que Drop Dead Diva sent la niaiserie à plein nez est un euphémisme. Oui, mais… il ne faut pas se fier aux apparences! Car derrière cette légèreté affichée dans chacun de ses épisodes se cache une fiction dont les motivations sont on ne peut plus claires: pourfendre cette idée reçue que la femme doit se soumettre à des canons imposés par la société. Bref, la beauté vient de l'intérieur! Ce message peut bien paraître lui aussi un tantinet nunuche, tant il relève de l'évidence. Pourtant, selon Brooke Elliott (photo au centre), la vedette principale de cette comédie judiciaire, il est encore indispensable aujourd'hui de le marteler. "Nous sommes tellement conditionnés à croire que beauté ne doit rimer qu'avec minceur!, estime celle qui affiche ici fièrement ses rondeurs. Cette série a l'opportunité d'envoyer un signal beaucoup trop rare aux femmes, en parlant notamment d'acceptation de soi-même."

Pour colporter cette bonne parole, Josh Berman, le créateur de cette production, a donc décidé d'utiliser une arme scénaristique implacable: réincarner l'âme de Deb (Brooke D'Orsay), un top model superficiel récemment décédé, dans le corps de Jane (Brooke Elliott, dont c'est ici le premier rôle conséquent), une avocate talentueuse au physique diamétralement opposé. Autant dire que la cohabitation entre l'esprit de Deb et l'enveloppe de Jane promet d'être compliquée. Dans un premier temps, du moins. Développée sur six saisons, Drop Dead Diva parvient en effet à tenir la distance, en renouvelant sans cesse ses intrigues et en répondant aux interrogations que le téléspectateur sera amené à se poser (qu'est-il advenu de l'âme de la véritable Jane?). Redoutablement efficace. Et, messieurs, pas uniquement réservée à la gent féminine!

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