[DOCUMENTAIRE] Vogelpik

L'équipe de Tout ça (ne nous rendra pas le Congo) joue au Vogelpik avec des stars belges lancées en terre… belge. Pari risqué.

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On a toujours applaudi des trois mains les reportages élaborés par les équipes de Strip-tease et Tout ça (ne nous rendra pas le Congo). Presque aveuglément, d'ailleurs, tant le label "qualité certifiée" a fini par se greffer sur ces portraits de gens ordinaires filmés dans un univers ordinaire avec un résultat… extraordinaire.

Inutile de dire, donc, que leur nouveau rejeton baptisé Vogelpik, à découvrir dès ce jeudi sur La Deux, est attendu avec excitation. Néanmoins, la démarche est cette fois très différente, puisqu'il s'agit de lâcher une vedette belge dans un environnement (belge aussi) qui n'est pas du tout le sien. Objectif: provoquer un choc de cultures, de modes de vie ou de communautés, avec l'espoir de gommer quelques barrières entre les préjugés et de montrer que le rapprochement des différences n'a rien d'une quête impossible dans notre pays.
 
Nuances de taille, donc. D'abord parce qu'au lieu de "laisser faire le naturel" en se contentant d'un rôle d'observateur, l'équipe de Tout ça a clairement choisi de provoquer une rencontre et ainsi, d'orienter son menu. Ensuite parce qu'une invitation à la réflexion – assez explicite, d'ailleurs – est ici envoyée directement au téléspectateur.
 
Le pari est donc audacieux, voire risqué pour ceux qui adulaient l'extrême réalisme des fausses intrigues humaines de Tout ça. Mais aucune inquiétude pour autant. Car bien sûr, vu le bagout des auteurs, le truculent continue à côtoyer le surprenant, le fascinant ou l'hilarant. Première preuve: la rencontre entre David Jeanmotte avec une famille hyper-catholique d'un village wallon. Ou quand "l'homme qui est tombé dans un arc-en-ciel quand il était petit" se retrouve complètement désorienté et, le temps d'une semaine, légèrement… démodé. 

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