Documentaire: Les cheveux, un marché en extension

L'extension capillaire: une mode, un art, mais aussi une arnaque, parfois.

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Madonna, Penélope Cruz, Britney Spears ou Monica Bellucci ont toutes craqué pour cette nouvelle manière d'apparaître belle et clinquante. Du coup, chez les coiffeurs un minimum branchés, l'extension de cheveux fait désormais partie des chouchous de la carte, loin devant la simple teinture, le brushing ou la coloration de mèches. En une heure de temps à peine, ces dames peuvent s'offrir une chevelure plus festive, plus sportive, plus "business" ou plus glamour. Elles peuvent aussi opter pour un style africain, asiatique ou sud-américain, en fonction de leurs envies et de leurs humeurs. Toutes les possibilités existent et, dans un monde où la soif de beauté est devenue absolue, la chevelure parfaite apparaît aujourd'hui comme le saint crâne… pardon: le Saint-Graal.

Oui, mais voilà, le business de l'extension est devenu tellement touffu que, désormais, les arnaques pullulent comme des petits poux sournois et invisibles. Quand les prix ne sont pas exorbitants, ce sont les techniques utilisées qui se révèlent douteuses. Et dangereuses. La pose de faux cheveux exige du savoir-faire et de la maîtrise. Quand ce n'est pas le cas, des lésions définitives peuvent se manifester: perte de cheveux (un comble!), détérioration du cuir chevelu, fragilisation du cheveu naturel, etc. Dans un pays comme le Royaume-Uni, les spécialistes sont aujourd'hui formels: la pratique doit tout simplement être interdite. Dans d'autres pays, de nombreuses études tendent à montrer que les dérives s'accroissent au fil des années. Après le scandale des prothèses mammaires, le scandale des extensions capillaires? On le saura dès que les coiffeurs et les chercheurs auront fini de se crêper le chignon…

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