[DOCUMENTAIRE] Fukushima : vers une contamination planétaire?

Après le drame, le scandale. Fukushima s'invite sur les plages de vacances et dans les supermarchés.

1045684

C'était le 11 mars 2011, soit il y a tout juste trois ans. Au Japon, un tremblement de terre ultra-violent déclenche un raz-de-marée qui frappe le nord-est de l'île de Honshu. Pas moins de 20.000 personnes perdent la vie. Un drame qui en provoque un autre: une catastrophe nucléaire due à la présence de la centrale de Fukushima-Daiichi, fleuron de l'économie nippone, sur le parcours du raz-de-marée. Comme si le sort n'avait pas encore frappé assez fort, on comprend très vite que ce n'est qu'un début. Les scientifiques affirment que les conséquences de Fukushima seront encore plus sombres que celles de Tchernobyl. Pendant que le Japon, troisième économie mondiale, s'effondre lentement, les mois s'enchaînent en donnant raison aux prévisions les plus morbides. Le gouvernement tente de rassurer les citoyens, mais rien n'y fait: le chaos prolonge ses assauts. Jusqu'à aujourd'hui. Et au moins jusqu'à demain.

 

Plusieurs études sont formelles: dans la région de Fukushima, la fréquence des cancers de la thyroïde chez l'enfant a été mutlipliée par 100. Et encore: plusieurs dizaines de milliers de mômes n'ont pas encore fait l'objet d'examens. Alarmant? On se répète, mais on n'a pas le choix: ce n'est qu'un début. Car au moment d'écrire ces lignes, ce sont des milliers de tonnes d'eau contaminées qui continuent à infiltrer le Pacifique, rejoignant notamment les côtes californiennes, régulièrement scannées par les chercheurs. On ne vous apprend rien en vous disant que les océans sont remplis de poissons. Rien d'étonnant, donc, à ce que des barquettes de supermarché aient révélé un taux inquiétant de césium 131 et 134. On continuerait bien à vous foutre la trouille, mais le magazine Pièces à conviction va prendre le relais. Ne vous inquiétez pas: ce ne sont que 52 mauvaises minutes à passer.

Sur le même sujet
Plus d'actualité