Docu – Terrorisme: les failles des aéroports

Rayons X inefficaces, zones de fret non protégées: les mesures de sécurité des aéroports seraient juste de la poudre aux yeux?

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Depuis les attentats du 11 septembre, une politique de psychose sécuritaire s’est mise en place dans les aéroports et les gares internationales du monde entier. Un homme, pourtant, a réussi à montrer les failles de ce système de surveillance généralisée: le journaliste Haziz Faddel.

Lors d’un vol Paris-Orly jusque Nice, il est parvenu à dissimuler une fausse grenade dans le double fond de son sac de voyage.

Non content de son premier tour de passe-passe, Faddel a remis le couvert, par deux fois à Roissy-Charles de Gaulle. La première, c’était avec trois revolvers passés en zone de fret. Les rayons X ont sonné mais l’agent n’a rien remarqué d’anormal.

La deuxième fois, deux salariés, toujours en zone de fret, sont parvenus à faire glisser une grenade et un pistolet sous le siège d’un vol Air France à destination… des États-Unis, mère patrie des scanners corporels et de la triple vérification de passeport.

Pourquoi toutes ces mesures de contrôle ne marchent-elles pas? À l’aéroport Charles de Gaulle, fin 2011, les agents de sécurité ont fait grève, pestant contre leurs conditions de travail. Un avion y décolle toutes les deux minutes et ils disposent de 10 secondes maximum pour passer un bagage aux rayons X, là où il faudrait normalement le triple du temps.

Autre souci: un aéroport de la taille de Roissy compte environ un millier de personnes actives au plus près des avions. Le hic, c’est qu’elles ne sont pas contrôlées lorsqu’elles accèdent aux pistes. Un témoin résume pertinemment la problématique: "La sûreté, c’est contre l’économie. Plus il y a de règles, plus le résultat de l’entreprise en souffrira".

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