Docu – Sommes-nous seuls dans l’univers?

Les découvertes de planètes en dehors du système solaire pullulent. Du coup, le débat sur la vie extraterrestre est relancé.

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Quand un astrophysicien veut vous faire flipper, il sait s’y prendre. Prenez Thomas Henning de l’Institut Max Planck, par exemple, qui évoque l’hypothèse d’un changement d’orbite de la planète Terre et d’un éloignement du Soleil.

La baisse drastique de température serait fatale pour toute forme de vie. Cette possibilité, Henning la lance au beau milieu d’un documentaire qui se penche, justement, sur l’existence de potentiels remplaçants aux frêles sapiens sapiens que nous sommes.

Ne vous y méprenez pas. Sommes-nous seuls dans l’univers? n’est pas un énième nanar télévisuel des frères Bogdanoff ou le dernier DVD de l’amicale des témoins de Roswell. Non, ici, ce sont des pointures qui s’expriment, dans un dispositif sobre à souhait, bien loin des crop circles. Et si leur cervelle gravite dans les étoiles, ils gardent les pieds bien sur terre.

Depuis quelques années, la recherche d’exoplanètes (les planètes hors système solaire) est devenue tendance. La première a été découverte en 1995, en Haute-Provence. Pendant des semaines, deux astronomes suisses ont braqué le télescope de l’Observatoire de Haute-Provence vers Pegasi 51, une étoile située à 48 années-lumière d’ici. Et grâce à la spectographie, ils ont pu remarquer qu’une planète d’environ 150 fois la masse de la Terre faisait tous les quatre jours le tour de Pegasi 51. Depuis, des dizaines d’autres exoplanètes ont pu être décelées.

Après nous avoir emmené au Chili au magnifique observatoire d’altitude de La Silla, Sommes-nous seuls dans l’univers? propose une réflexion argumentée et mesurée sur les possibilités de vie sur ces fameuses planètes situées en dehors du système solaire. Les spécialistes ne la rejettent pas, mais l’imaginent plutôt d’un point de vue bactérien.

N’a-t-on pas constaté l’existence d’hydrocarbures complexes et d’acides aminés dans l’univers? "S’il faut aller voir nous-même, pourquoi pas?, ose un physicien. On sait que notre vitesse de déplacement potentielle est de 30.000 kilomètres par seconde."

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