Docu – Michael Jackson: les années Bad

Il y a 25 ans sortait l'album Bad. Un miracle pour la musique. Un tournant pour le Roi de la pop.

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En 1979, Off The Wall est le premier album d’un artiste solo à propulser quatre titres dans le top 10 des charts. Trois ans plus tard, Michael Jackson et Quincy Jones font encore mieux avec Thriller, en transformant 7 titres sur 9 en mégahits. Les critiques, subjugués, se disent alors que le King of Pop ne se relèvera jamais d’un tel succès.

C’est compter sans le tempérament de l’artiste, qui a décidé depuis belle lurette qu’il viserait aussi bien les étoiles que la lune. L’après-Thriller ne l’inquiète pas du tout. Au contraire, il en profite pour s’investir plus que jamais dans la création de sa troisième bombe, en écrivant et composant 9 titres (sur 11) de l’album Bad. La détonation est à nouveau surpuissante: 5 morceaux vont se classer nos 1 et, en tout, 9 singles seront lâchés dans les bacs…

Aujourd’hui, Bad reste le deuxième album le plus vendu de la star, grâce à plus de 34 millions d’exemplaires écoulés. Il faut dire que MJ avait concocté un mélange audacieux de musiques, de danses et d’images pour l’époque. Le clip Bad réalisé par Martin Scorsese en témoigne. Mais aussi celui du terrifiant Smooth Criminal, dont la chorégraphie et le fameux bandeau autour du bras (arboré alors pour la première fois) modifient définitivement la manière de vendre un tube.

Le pouvoir de l’image devient immense. Celui de Michael aussi, qui enchaîne avec une tournée pharaonique et, petit à petit, se transforme lui-même en objet de culte. Un objet dont, hélas, il ne maîtrise pas toutes les fonctions. Au fil des mois, l’artiste se fragilise, change d’apparence, se cache et sombre dans une douce paranoïa. Telles sont "les années Bad", racontées dans un documentaire produit par la BBC, où de nombreux artistes se souviennent de ce qu’ils faisaient et de ce qu’ils étaient lorsque Bad les a, eux aussi, ensorcelés…

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