Docu – Les dessous des produits frais

Argument marketing, l’appellation "produits frais" est désormais servie à toutes les sauces aux consommateurs soucieux de préserver leur santé. Indigeste, parfois!

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Les grandes surfaces ne jurent plus que par eux. La zone "marché", qui comprend le poisson, les viandes, les fruits et légumes ainsi que les fromages, serait le principal outil de fidélisation du client. C’est en effet là que se nouent les contacts, que les conseils sont dispensés le plus chaleureusement possible par les employés des supermarchés. Et c’est donc là aussi que le marketing du point de vente bat son plein…

Ainsi, en France, certaines enseignes ont totalement repensé le look de leurs rayons "frais". Simplymarket teste même l’éclairage des légumes par LED pour rehausser leurs couleurs.

Pourtant, cette zone "marché" souvent n’est pas la plus rentable du magasin, en raison des coûts élevés de conservation des produits, du taux de perte engendré et des normes sanitaires ultra-strictes à respecter.

Mais contrairement aux rayons dédiés aux produits industriels, c’est là que le supermarché peut s’humaniser. Et répondre aux angoisses des consommateurs. Car si le "frais" rencontre aujourd’hui un tel succès dans l’imaginaire collectif, c’est sans doute en partie suite aux scandales alimentaires qui ont ponctué l’actualité ces dernières années et aux mouvements de méfiance envers l’agriculture et l’élevage industriels ainsi qu’aux campagnes de santé publique qui en découlent.

Les dessous des produits frais, l’enquête de ce soir, démarre tambour battant, au milieu de marins pêcheurs qui, chaque nuit, effectuent une course contre la montre pour sauvegarder la fraîcheur de la poiscaille et des fruits de mer.

Cap ensuite sur le grand marché parisien de Rungis, les rayons des supermarchés et les tables des restaurants où l’appellation "produits frais" est désormais servie à toutes les sauces. Abusivement parfois. Au fur et à mesure de leur enquête, les journalistes décryptent les arguments marketing qui tendent à nous faire assimiler, presque automatiquement, la notion de "produits frais" à celle de "produits sains".

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