Docu: Ingrid Bergman, une femme libre

À l’écran, Ingrid Bergman fut un mélange intense de fragilité, d’émotion et de force sereine. Un fabuleux visage de mélodrame.

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Mais dans la vie, cette actrice suédoise découverte par le producteur O’Selznick lorsqu’il était à la recherche de sa Scarlett O’Hara était une femme de caractère. Dès son arrivée à Hollywood avec le remake américain d’Intermezzo (1939), elle fait tourner la tête des réalisateurs et de ses partenaires, tombés immédiatement sous son charme.

Son succès est fulgurant, alors que la concurrence est vive. Après Casablanca de Curtiz et un oscar de la meilleure actrice pour Gaslight, elle s’impose d’emblée chez Hitchcock, qui voit en elle "la lumière qui sauve le héros des ténèbres", et pour qui elle échange "le plus long baiser du cinéma" avec Cary Grant dans le sublime Les enchaînés. Alors à son apogée, mais toujours fidèle à sa liberté, Bergman tombe follement amoureuse de Roberto Rosselini, tandis qu’elle est toujours mariée à Peter Lindström.

Ses escapades italiennes lui valent d’être bannie d’Hollywood durant sept ans. C’est la tête haute qu’elle y revient avec un second oscar d’interprétation sous le bras décroché pour Anastasia, l’histoire d’une fille de tsar battante, filmée platement par Litvak. On n’y voit pourtant qu’elle, incontournable femme libre et actrice délicieuse, dont Arte trace un portrait à ne pas manquer ce soir. –

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