Docu – Hollywood et les Indiens

Avec sa Chevauchée fantastique (1939), John Ford, la machine à tourner des westerns, a sans doute fait plus de mal aux Indiens que n'importe quelle autre production hollywoodienne.

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Là où, avant, les vrais natifs américains n’étaient pas toujours dépeints sous un jour défavorable, Ford leur tatoua quelques clichés à la vie dure. Tour à tour, ils les décrivit comme de fins cavaliers assoiffés de combat, des sorciers manipulateurs, des collectionneurs de scalps, des amateurs de telle ou telle tenue chamarrée que bien souvent ils ne portaient même pas…

Dans le docu de ce soir, le réalisateur Neil Diamond, qui appartient à la plus grande nation amérindienne du Canada, dissèque avec brio et humour, en compagnie de Clint Eastwood mais aussi de Jim Jarmusch et de nombreux acteurs indiens, l’évolution de l’imagerie amérindienne dans le cinéma américain.

Deux vieux Navajos voient et commentent pour la première fois un western dans lequel ils figuraient. Soucieux d’aller au fond des choses, Diamond retourne sur des lieux de tournage mythiques, dont le Dakota du Sud où les descendants de Crazy Horse subsistent dans une misère abjecte.

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