Docu: Aventure humaine: Titanic, l’ultime scénario

Pour le centenaire du plus célèbre des naufrages, Arte nous plonge dans une nouvelle reconstitution. Bluffant!

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Tiens, 2012, ce n’est pas que la fin du monde selon le calendrier maya. C’est aussi le centenaire de l’entrée en vigueur du code civil suisse et du salaire minimum pour les mineurs anglais. Ah, et aussi de la catastrophe du Titanic. Pour l’occasion, Arte nous embarque dans une aventure un chouia moins glamour que la version de l’histoire selon DiCaprio. Titanic, l’ultime scénario tente de fournir une interprétation moderne du naufrage de ce géant un peu trop tôt qualifié d’insubmersible.

Petit rappel des faits: le 14 avril 1912, à 23h40, le Titanic, le plus grand paquebot de tous les temps, croise au large de Terre-Neuve. Bien qu’il soit un peu plus au sud de sa route de croisière, il heurte un iceberg à 40 km/h. La double coque et les seize compartiments étanches ne résisteront pas au choc. Trois heures plus tard, le paquebot coule et environ 1.500 personnes périssent.

Ce n’est qu’en 1985 que son épave sera retrouvée par le docteur Ballard. Depuis, le spécialiste du Titanic et chasseur d’épaves, Paul-Henri Nargeolet, a confronté les explications anciennes aux techniques modernes. Ainsi, dans un simulateur de navigation, on découvre que le pilote du navire n’aurait pas manœuvré correctement à l’approche de l’iceberg.

L’absence de jumelles dans le nid-de-pie, négligence de l’équipage, avait déjà empêché de repérer le glaçon pachydermique de loin. Les rivets qui assemblaient la coque étaient de piètre qualité et il est fort possible que l’une ou l’autre faiblesse humaine ait empêché de prévenir l’accident. Titanic, l’ultime scénario nous explique aussi que le paquebot ne se serait pas brisé en deux par ses ponts supérieurs, mais plutôt par sa coque. Aujourd’hui, on estime que d’ici un demi-siècle, les restes du bateau, rongés par une bactérie, disparaîtront sous la pression des abysses.

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