[DOC] Duels: Colas/Tabarly, vents contraires

Chaque semaine, Duels nous démontre que les prodiges sont nés de haines corses et corsées… Et vogue la galère, voici deux capitaines qui se fracassent.

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Que le pouvoir de la rivalité ne nous rende pas pour autant pessimistes sur l'âme humaine! Car ces Duels apportent aussi de bonnes nouvelles: qu'une série documentaire peut conserver une qualité constante et une ligne éditoriale claire par exemple. Et donc qu'il y a de l'espoir pour les hommes de bonne volonté. Voguons vers les flots pas pacifiques, qui ont servi de théâtre au face-à-face mythique des seventies: celui d'Eric Tabarly et d'Alain Colas. Eric est le maître, Alain l'élève… Tout les oppose: Tabarly est taiseux, Colas volubile. Tabarly maîtrise la technique, Colas fonce. Colas ne cessera jamais de vouloir dépasser le mentor, jusqu'à pulvériser ses records et lui racheter son bateau, le funeste Manureva. Jusqu'à la disparition de Colas en 1978, le climat ne cessera de se détériorer entre les deux capitaines… Et les courses nautiques vireront au combat de titans tritons, pour le plus grand bonheur des télés, toujours en mal de frères ennemis à opposer. On suivra leurs luttes – et les progrès dans la conception des multicoques qu'elles entraîneront – de course en course, jusqu'à cette Transat anglaise de 1976, où ils luttent dans une mer déchaînée. A l'arrivée, Colas, sur Club Méditerranée, quatre-mâts de 72 mètres de long bourré de technologie, s'inclinera face au plus petit Pen Duick IV de Tabarly… Avant de perdre, deux ans plus tard, son combat face à la mer. Qui prend l'homme. Tatata. – H.D.

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