[DOC] Dans l’antichambre des Beatles

Sur le ton de la confidence, Freda Kelly, secrétaire des Fab Four, nous invite dans les coulisses de la célébrité. Témoignage aussi fascinant que rare.

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En 1961, Freda Kelly n'est pas encore majeure. Elle travaille chez Princess, à Liverpool, dans un service de dactylo. Le boulot est répétitif – taper à longueur de journée des lettres et des contrats – mais au moins elle appartient à la classe enviée des femmes actives. Un midi, ses collègues l'emmènent à The Cavern, café-concert comportant trois scènes disposées sous des voûtes. Des chaises rangées n'importe comment attendent le public. Là, elle entend quatre jeunots en blouson de cuir. Le son est différent d'Elvis ou de Cliff Richards, qu'elle n'aime pas, et les Beatles viennent du même quartier qu'elle. Brian Epstein, le responsable musical du magasin NEMS va, lui aussi, découvrir les Beatles alors qu'ils se produisent à The Cavern. Il leur fait signer un contrat et embauche la jeune Freda comme secrétaire pour le groupe. Bientôt, elle va occuper l'un des boulots les plus convoités du monde, alors que John, Paul, Ringo et George gravissent les charts et commencent à accumuler un courrier de fans de plus en plus envahissant.

 

De ses onze ans passés avec les Beatles (elle les accompagnera jusqu'à la rupture), Freda n'a jamais tenté de se mettre en avant. On la retrouve, dans sa maison et ses habitudes simples, se remémorant une époque d'admiration. Amoureuse un jour de John le lunatique, le lendemain de George le réservé, Freda nous révèle aussi les phases plus obscures du groupe, et la personnalité colérique et tourmentée de Brian Epstein. Elle, raconte sa fille, un brin remontée, n'a jamais profité de tout cela. Ni même écrit un livre. Son témoignage, tout en retenue, n'en est que plus intéressant.

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