Divertissement: La grande battle

Beethoven, Mozart et consorts en version rock, hip-hop ou flamenco: bienvenue au 21e siècle!

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Prenez La boîte à musique de Jean-François Zygel et le Taratata de Nagui. Secouez-les dans tous les sens, épicez selon votre goût et observez le résultat: a priori, ça ne ressemble pas à grand-chose, mais il y a de fortes chances pour que ce soit très bon quand même.

Tel est, en substance, le concept de La grande battle, un divertissement 100 % inédit qui a décidé de transformer la musique en laboratoire le temps d’un soir. A l’origine, un constat très simple: les grands compositeurs de la musique classique ont pondu des tubes à gogo.

Qu’on le veuille ou non, on en connaît des dizaines presque par cœur, tant ces symphonies ont traversé les décennies sans prendre une ride. Pourquoi pas, dès lors, en extraire la splendeur pour en faire des œuvres inattendues, modernes et non moins pertinentes?

Le concours a été lancé l’été dernier sur le Web. Dix célèbres titres classiques étaient proposés aux internautes. Wagner, Prokofiev, Mozart, Beethoven, Vivaldi, Bizet, Tchaïkovski, Dvorak, Ravel et Strauss ont ainsi été jetés en pâture à des musiciens totalement anonymes.

Qui, après avoir choisi leur morceau préféré, s’en sont donné à cœur joie pour réviser leurs classiques. Le résultat? Dix finalistes qui, en live, vont livrer le fruit de leurs expériences. Un orchestre de 90 musiciens ouvrira chaque fois le bal avec la version "normale". Puis viendra le moment du remix, où les guitares électriques, les simples sifflements, les beats explosifs et les instruments les plus improbables (genre une scie musicale…) sont allégrement autorisés.

Le gagnant de la joute, désigné par le vote des téléspectateurs, remportera un chèque de 20.000 euros. Et pourra, toute sa vie, se vanter d’avoir réussi à se faire retourner dans sa tombe un compositeur de génie… Respect, quoi.

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