Dictateurs, un boulot de dingues

Si leur cruauté semble parfois sans limite, elle s'explique peut-être en partie par le gigantesque grain tapi au fond de leur cerveau.

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C’est du moins l’angle qu’a choisi le réalisateur Alain Charlot pour expliquer certains agissements, atroces ou révélateurs, des dictateurs les plus barrés. Parmi les champions hors catégorie, on pointera notamment feu le "cher dirigeant" nord-coréen Kim Jong-il.

Dans une séquence saugrenue, son ancien cuisiner détaille la cinéphilie chronique du satrape. Plus funky que son père, Kim Il-sung, le fiston dévorait tous les films. Il a même produit une version cheap et tout en carton-pâte de Godzilla, intitulée Pulgasari.

Dans sa filmothèque de 20.000 DVD, on remarque ainsi un amour pour les films de services secrets américains. Ce grand paranoïaque adorait Dans la ligne de mire, où Clint Eastwood protège, en courant à côté d’une limousine, le président ricain. Pour son enterrement, il a demandé une reproduction de la mise en scène.

Dans un style encore plus allumé, on peut également pointer Bokassa, dont la soif de pouvoir ne fut même pas étanchée lorsqu’il se fit consacrer empereur de Centrafrique dans les mêmes habits que Napoléon. L’histoire a bien retenu Idi Amin, l’atroce dictateur ougandais.

Chez lui, le glissement vers une folie sans borne pourrait s’expliquer par une syphilis qui aurait atteint ses fonctions mentales. Cette psychanalyse de l’horreur se complète avec des calibres de le trempe de Teodoro Obiang Nguema, de Guinée équatoriale, du despote turkmène Sapamourad Niazov et des affreux maîtres du genre, Hitler et Staline.

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