Dexter, Saison 8

Avec plus d'une centaine de meurtres à son actif, Dexter s'apprête à tirer sa révérence.

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On va tenter de ne pas trop remuer le couteau dans la plaie. Mais les aficionados du plus célèbre des serial-killers télévisuels devront se faire une raison: cette saison 8 de Dexter vient mettre un terme aux méfaits du tueur incarné par Michael C. Hall (Six Feet Under) depuis 2006. Rappelons que pour se donner bonne conscience, Dexter Morgan canalise ses pulsions criminelles, depuis le début, en ne s’attaquant qu’aux sales types qui représentent un danger pour la société. Ce code d’honneur que ce policier scientifique s’impose lui avait été en outre inculqué par Harry (James Remar), son défunt père adoptif, qu’il croise toujours dans ses pensées.

Cet arrêt du feuilleton, pourtant, tombe à point nommé. Faut dire qu’après sept ans de production, il était venu à bout de son propos. Voilà quelque temps en effet que Debra (Jennifer Carpenter) – sa fliquette de sœur – est au courant de l’identité gentiment diabolique de son aîné. Comble de l’horreur, à la fin du précédent round, elle avait été contrainte de tuer le lieutenant LaGuerta (Lauren Vélez), sa supérieure, pour protéger celui-ci. Les conséquences de ce crime vont logiquement être disséquées par les scénaristes à l’occasion de ces douze derniers chapitres. Des auteurs qui ont également décidé d’enquiquiner leur "héros" jusqu’au bout. Dans cette salve, il va se retrouver confronté au Dr Evelyn Vogel (Charlotte Rampling aujourd’hui vedette de la deuxième année de Broadchurch), une psychiatre anciennement reliée à son paternel qui en sait long sur lui. "Elle développe un regard unique sur sa personnalité, explique l’interprète du criminel. Elle a passé sa vie à l’étudier, et ce sont ses analyses qui vont nous conduire tout doucement vers l’issue de la série." Le protagoniste central, enfin, s’apprête aussi à refricoter avec Hannah McKay (Yvonne Strahovski, Chuck), cette vénéneuse meurtrière dont il s’était précédemment entiché.

Prévue de longue date, cette conclusion a toutefois soulevé de nombreuses vagues de protestations outre-Atlantique après sa diffusion en septembre 2013. Pour sûr, elle ne laissera personne indifférent. Même Michael C. Hall – qui a pris quelques distances avec le petit écran depuis – a avoué être mitigé sur ce point final. "Il est satisfaisant d’un point de vue narratif, admettait-il alors. Mais on ne peut pas dire qu’il soit vraiment savoureux." Au téléspectateur belge désormais d’en juger.

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