Devoir d’enquête: Le vrai du faux/Le faussaire et l’escroc

Et si nos musées étaient remplis de faux tableaux? Une enquête plus vraie que nature morte.

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La littérature et le cinéma ont toujours adoré nous parler de ces faussaires de l’ombre, agissant au service de marchands d’art richissimes et sans scrupules. Ce que l’on a tendance à oublier, c’est que la plupart de ces histoires sont tirées de la réalité.

Et qu’à l’heure d’écrire ces lignes, de faux tableaux sont accrochés aux murs de nos prestigieux musées, auscultés par des admirateurs bernés. Inutile de préciser que le magazine Devoir d’enquête, ce mercredi, va faire grincer quelques dents.

Dans sa ligne de mire: des joyaux de notre patrimoine transformés en suspects potentiels et en obscurs objets de non-désir. Voilà maintenant quelques années que les experts et les historiens de l’art remettent plusieurs œuvres en question. Avec un petit "pinceau au cœur", cela va sans dire…

Menée dans les musées et les laboratoires de l’Institut royal du patrimoine artistique, l’IRPA, cette enquête révèle au grand jour quelques supercheries célèbres ou méconnues. La chute d’Icare de Bruegel, trésor du Musée des Beaux-Arts de Bruxelles, serait-il une copie? Comment le faussaire belge Jef Vanderveken a-t-il dupé Goering avec une collection de primitifs flamands? Et si Léopold II en personne avait vendu un faux Van Dyck à sa propre mère patrie?

Les réponses sont à découvrir tout au long d’un thriller historique aussi intrigant que passionnant. Pour enfoncer le clou, le magazine peindra ensuite le portrait de l’un des faussaires les plus énigmatiques de la seconde moitié du XXe siècle: Réal Lessard.

Un citoyen bruxellois qui, en compagnie du marchand d’art français Fernand Legros, a permis à des centaines de toiles de se promener aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, c’est un peintre reconnu. Mais pendant longtemps, le monde de l’art avait du mal à l’encadrer…

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