Devoir d’enquête: « J’ai tué mon enfant »

Devoirs d’enquête dissèque deux drames familiaux: les affaires Gailleterie et Junior Kabunda. Glaçant.

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Et dire que le pire aurait pu être évité. Il aurait fallu que Patrice Gailleterie, ancien para, revienne quelques instants à la raison. Ou que les policiers soient arrivés au site de Freyr, à Dinant, un peu plus tôt. Alors, peut-être que Patrice Gailleterie n’aurait pas éclaté le crâne de son enfant, Corentin. Son projet, à l’origine, était de se jeter avec lui du haut des rochers qui surplombent la Meuse. Alertée par la mère de Corentin, divorcée de Patrice, de la disparition de l’enfant, la police avait entamé une course-poursuite à flanc de rochers qui empêcha l’ancien para de se suicider. A la vue des policiers, il avait violemment projeté la tête de son fils contre la paroi. C’était en 2007.

Gailleterie justifiera son acte par la crainte de ne jamais obtenir la garde de son fils. Tout au long de son procès, il adoptera une attitude étrange, louvoyant entre excuses et rejet total de l’assassinat de Corentin sur les autres: les policiers, arrivés trop tard, la mère et la psychologue qui le jugea inapte à assumer la garde.

En seconde moitié d’émission, Devoirs d’enquête monte encore d’un cran dans l’horreur avec le cas de Pashi Kabunda. A 16 ans, celui qu’on surnomme Junior explose, à coups de talon, le crâne de Benjamin Rawitz, pianiste vivant à Bruxelles. On est en 2006. Un an après, il est arrêté et passe par la case centre fermé pour mineurs. Sa copine de l’époque, Céline (15 ans), accouche au même moment d’une fille, Anaïs. Grâce à sa bonne conduite, Junior bénéficie de week-ends de sortie. Au cours de l’un deux, en septembre 2009, une dispute éclate avec sa copine. Junior l’aurait vue avec un autre garçon. L’addition de ce coup de jalousie est sanglante: il viole et tue la grand-mère de Céline, étouffe son enfant et abandonne sa copine quasi-morte. Cette fois, Junior écopera de la perpétuité. Sans week-ends de sortie…

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