Détectives

De l’humour, du rythme… et deux héros qui s’agacent joyeusement. Une série chorale enthousiasmante.

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Ils ne savent encore rien l’un de l’autre, mais leur premier regard en dit long sur la relation, entre attraction et répulsion, que tisseront bientôt Nora (Sara Martins) et Philippe (Philippe Lefebvre). Elle, ex-membre des services secrets devenue enquêtrice privée dans l’espionnage industriel, est aussi efficace dans sa quête de rentabilité qu’allergique à tout contact humain. Lui, détective dans l’agence familiale créée par son père, affiche une tendance enjouée à défendre la veuve et l’orphelin et n’hésite pas à joindre l’utile à l’agréable au cours de ses investigations. Chien et chat – à l’image de Maddie Hayes et de David Addison dans la série culte Clair de lune -, ces deux-là vont pourtant devoir s’associer…

Comédie familiale et policière, Détectives use d’un ressort classique mais toujours efficace en ce qu’il est source d’inépuisables tensions. Deux équipiers que tout oppose, deux méthodes radicalement différentes et, en fil rouge, cette question qui, bien plus que la résolution des enquêtes, taraude le téléspectateur: combien de temps tiendront-ils avant de tomber dans les bras l’un de l’autre?

Classique, donc, cette nouvelle série française n’en est pas moins une bonne surprise. D’abord parce qu’elle profite d’un rythme enlevé et d’une écriture soignée, ponctuée de quelques répliques bien senties. Ensuite parce que, au-delà des deux héros, Détectives met en scène une galerie de personnages attachants – notamment le père de Philippe, son beau-frère, ses deux enfants, tous impliqués dans l’agence – interprétés avec conviction. D’où cette ambiance chorale et joyeuse et vibrionnante, dans laquelle on prend plaisir à se laisser embarquer. Face à cette famille tout en rires et spontanéité, la froide Nora s’acharne à ne pas baisser la garde. Une lutte intérieure qui s’annonce aussi ardue pour la jeune femme que jubilatoire pour le téléspectateur.

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