Danbé, la tête haute

Danbé, "dignité" en bambara.

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Massiré répète ce mot comme un viatique à l’adresse de sa fille. Mais Aya n’est que rage depuis la mort de son père et de sa sœur dans un incendie criminel – deuils bientôt suivis d’un troisième quand le petit dernier de cette famille malienne décède d’une méningite. Deux attitudes, deux souffrances qui s’opposent: alors que la mère se bat pour obtenir réparation, l’enfant trouve un exutoire dans la boxe. Elle deviendra, vingt ans plus tard, championne du monde. Adapté de l’autobiographie d’Aya Cissoko (coécrite avec l’écrivaine Marie Desplechin), ce vibrant téléfilm est à la fois le récit d’un parcours remarquable, finement ancré dans son contexte social, et l’histoire d’une relation filiale tendre et houleuse. Un hommage énergique à deux sacrés bouts de femme, très justement couronné au dernier Festival de la fiction TV de La Rochelle. – A.-C.P.

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