Cyclisme – Liège-Bastogne-Liège

Après la période Tom Boonen, on attend celle de Philippe Gilbert. Mais arrivera-t-elle vraiment?

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Sans dévaloriser les récents sacres haut la main de Tom Boonen lors du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix, il faut bien reconnaître que les classiques pavées nous ont laissé sur notre faim cette année. La faute, notamment, à un improbable changement de parcours – et la suppression du Mur de Grammont au Ronde- mais plus globalement à un niveau de participation (surtout dans l’Enfer du Nord) bien trop faible pour ces événements.

Heureusement, la doyenne des classiques n’a rien à craindre. Avec sa douzaine de côtes répertoriées – dont la trilogie Wanne – Stockeu – Haute-Levée, La Redoute et la plus récente Roche aux faucons -, son parcours va, une fois de plus, lui permettre d’accueillir les meilleurs coureurs de la planète. On citera, entre autres, Cadel Evans, lauréat du dernier Tour de France, les frères Schleck (2e et 3e l’an dernier), Vincenzo Nibali et bien sûr le tenant du titre Philippe Gilbert qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, n’a toujours pas signé le moindre résultat probant cette saison. Une véritable énigme!

Treizième des vingt-huit épreuves du calendrier mondial et sans conteste la plus belle course en ligne, Liège-Bastogne-Liège détient, en revanche, l’un des plus "moches" palmarès de l’histoire récente du cyclisme. Puisque Vandenbroucke (1999), Camenzind (2001), Hamilton (2003), Rebellin (2004), Vinokourov (2005 et 2010), Valverde (2006 et 2008) et Di Luca (2007) ont tous – sérieusement – été impliqués dans des affaires ternissant l’image d’une épreuve dont le recordman reste Eddy Merckx, avec 5 sacres. Une série noire stoppée l’an dernier grâce à un coureur réputé clean dans le peloton (Gilbert) et qui, on l’espère, ne se poursuivra pas, à un peu plus de deux mois du grand départ du Tour dans la Cité ardente.

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