[CULTURE] Hep taxi! Emmanuelle Devos

Dans un Bruxelles tout en travaux, Jérôme Colin sonde la carrière de la discrète actrice française qui sort deux nouveaux films (La vie domestique et Violette).Elle monte dans le (Hep) taxi et dit connaître un peu Bruxelles. Elle y a tourné avec Fien Troch, acheté des meubles dans le quartier des antiquaires, le long de la rue Blaes et s'est émerveillée devant les draps du Sablon.

972783

 Lunettes de soleil sur le nez, Emmanuelle Devos répond doucement, l'esprit parfois ailleurs, aux questions de Jérôme Colin. "Je vous aime beaucoup", lâche l'animateur. Un merci, bref mais reconnaissant, suit. Révélée au grand public en 2002 dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard, Devos a entamé sa carrière dans un filon résolument indépendant, du côté de Desplechin et d'Eric Rochant. L'actrice a de qui tenir: sa mère, Marie Henriau, a combiné une carrière au théâtre avec de nombreux petits rôles au cinéma, notamment chez Truffaut.

"J'ai été incroyablement soutenue, pendant ces dix années où il a fallu que je me fasse une place" , sourit-elle. Aujourd'hui, Devos est devenue une incontournable du cinéma français, un visage et une voix à part, pied de nez malicieux aux canons esthétiques. Au détour d'une ruelle ixelloise, Colin dépose Devos à l'hôtel du Berger, ancienne maison de passe reconvertie en auberge douillette. Devos découvre un de ses coups de cœur de la chanson belge, repart avec un bouquet de fleurs et admet que, finalement, elle connaît bien peu de choses de la capitale. Cet automne, elle incarnera Juliette, dans La vie domestique, une comédie dramatique d'Isabelle Czajka, et dans Violette, l'écrivain Violette Leduc, fille illégitime d'un avocat qui développera, dans l'après-guerre, une relation passionnelle avec Simone de Beauvoir.

Sur le même sujet
Plus d'actualité