[CULTURE] Hep Taxi! Emmanuelle Béart

Faire le coup de la panne en plein Liège, Jérôme Colin n'osera pas… Pourtant, ce soir, sa passagère ne lui est pas indifférente.

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Emmanuelle Béart, c'est un fantasme absolu. La scène de la cascade, dans Manon des sources, est une des images fortes de mon adolescence. Dans tous les films de cette époque, elle est sublime! Pensez à La belle noiseuse… J'ai réussi à conduire mais je regardais dans le rétro d'un œil et demi… et la route d'un seul demi. Quant on est face au fantasme de ses quinze ans, autant le regarder. Je suis un homme. J'aime les jolies femmes." Le rêve supporte-t-il la confrontation au réel, à la femme, à l'actrice, parfois réputée diva? "Elle est charmante… Pas du tout diva! Pas glamour pour un sou. Au départ, on voit une petite femme effacée, qui ne s'impose pas, pas sûre d'elle, avec quelque chose de blessé que je n'ai pas su identifier. Je l'ai trouvée très attendrissante. Elle a révélé un grain de folie auquel je ne m'attendais pas. Puis elle parle, elle parle, elle parle… Elle a quelque chose d'incohérent. Elle va affirmer, par exemple, apprécier les rencontres, puis se raviser et confier qu'en fait elle n'apprécie pas le contact. Elle a quelque chose de vaporeux, elle plane un peu."

Pourquoi Liège, on l'imagine plutôt à Cogolin, Emmanuelle! "Elle était la marraine du Festival Imagésanté là-bas. Et elle connaît bien la ville car elle y a joué puis elle a vécu quelques années en Belgique. Elle était contente de retrouver certains lieux, une maison d'hôtes où elle a dormi, par exemple." Comment sort-on de 35 minutes avec une icône du cinéma français? "Un peu frustré. Je n'ai pas eu assez de temps, il y a plein de sujets que je n'ai pas pu aborder. Mais elle est difficile à arrêter. Je me suis laissé embarquer!" Et il ne le regrette pas. Nous non plus d'ailleurs.

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