Coûte que coûte: un business croquant


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Lorsqu'on tend une main vers le paquet, il est déjà trop tard. Car une poignée ne vient jamais sans une deuxième, puis une troisième, et ainsi de suite. Mais pourquoi sommes-nous aussi accros aux chips? Terriblement populaires, mais aussi terriblement addictifs, ils sont de tous les apéros et barbecues. Saviez-vous que sur une année, vous en ingurgitez 2,5 kilos? Sur l'ensemble de notre population, cela fait près de 26.000 tonnes de chips englouties chaque année en Belgique! Forcément, un tel engouement pour ces fines tranches de patates intéresse les investisseurs. Dans les rayons des supermarchés se livre une véritable guerre des entrepreneurs pour attirer le plus de consommateurs possible. Finis, les pétales au sel ou au paprika qui manquent cruellement de fantaisie: pour séduire, les fabricants n'hésitent plus à décliner les chips en version plus sophistiquée, comme les arômes poulet grillé, vinaigre balsamique, crème et fines herbes ou encore moutarde de Dijon. Les chips sont presque devenues haut de gamme, proposant des petits bonus de qualité comme la cuisson au four ou celle à l'huile d'olive extravierge. Mais cette lutte à la clientèle connaît certaines dérives. Les fabricants prétendent aujourd'hui créer des variétés qui répondent aux exigences de santé. Ainsi on a vu apparaître les chips allégées ou celles de légumes. Sont-elles réellement moins mauvaises pour notre organisme déjà saturé de graisse et de sel, comme on essaie de nous le faire croire? L'équipe de Coûte que coûte a enquêté sur l'envers du décor de l'industrie des pommes de terre grillées. Un reportage croustillant. – V.G.

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