Coûte que coûte: Made in Germany

La crise frappe toute l'Europe. Mais pas l'Allemagne. Ou, en tout cas, beaucoup moins. 

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La crise est en train de ronger l’Europe, et le plupart des grandes nations sont entrées en récession. La catastrophe annoncée est aujourd’hui une réalité et les têtes pensantes de notre belle Union ne savent plus sur quelle réforme danser pour garder la tête hors de l’aumône.

Le JT nous rappelle chaque jour la couleur des nuages qui planent au-dessus des entreprises les plus vaillantes et des indépendants les plus fragiles. De l’obscurité, la situation bascule doucement vers la noirceur. Plus personne n’est à l’abri, et les affaires Ford risquent de plus en plus de ressembler à de simples faits divers…

Le magazine Coûte que coûte nous rappelle cependant une chose: il existe un pays qui parvient à dompter cette foutue crise. Bien sûr, la situation évolue au jour le jour. Et il ne faudrait pas grand-chose pour que la puissance allemande se mette à vaciller, elle aussi.

Mais à l’heure qu’il est, Angela Merkel et ses valeureux ministres peuvent se vanter de maintenir l’espoir dans les foyers de ses 80 millions d’habitants. On ne dit pas que tout va bien, mais le taux de chômage reste aussi faible que (plus ou moins) stable, les ventes de voitures ne subissent qu’un léger recul et les patrons sont à peine inquiets.

Comment? Pourquoi? La réponse est suggérée dans un reportage qui décortique une machine exceptionnelle à bien des égards. Par sa manière de diriger et d’éduquer ses voisins de manière presque arrogante, d’abord. Mais aussi par sa façon d’imposer des règles hyper-exigeantes à ses hôtes. Car un miracle n’a de miraculeux que le nom: sous l’auréole, se cachent des conditions de travail basées sur la docilité, l’acharnement et le surpassement. Qui, elles, ne sont pas vraiment enviées par les ouvriers du reste du Vieux Continent…

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