Complément d’enquête: Vivre à crédit, et pourquoi pas?

Depuis la crise de 2008, les Français ont tendance à multiplier les crédits. Résultat: un million d'entre eux sont surendettés. En Belgique, le tableau n'est pas rose non plus.

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En Belgique, plus de 2 % des Wallons et des Bruxellois rencontrent des difficultés à rembourser leur crédit hypothécaire. Et 7 à 8 % des Belges francophones ont des retards pour leurs crédits à la consommation. En tout, nous serions 100.000 à rencontrer des problèmes de surendettement. De l'autre côté de la frontière, en France, la crise de 2008 a également accentué cette problématique. L'addition de la dette du Français moyen s'élève, selon les statistiques officielles, à plus de 30.000 €. Une galère personnelle, un accident, un boulot qui s'en va sont souvent  à l'origine d'une entrée dans la spirale de la dette. Mais les contrats bancaires, bien souvent pernicieux, peuvent également piéger un ménage au moment de la prise du crédit. Dominique Lamouroux, membre d'une association de famille girondine, conseille, pour apurer ses dettes, de ne surtout pas reprendre un crédit supplémentaire, ni de se laisser prendre au piège de la réserve permanente, sorte de renflouement quasi automatique de vos dettes, mais dont les intérêts peuvent flirter avec les 20 %. Quand on se retrouve dans l'impasse, une procédure de surendettement peut être entamée auprès de la Banque de France, presque en dernier recours. Pourtant, à côté de ces statistiques alarmantes, moins d'un Français sur deux, dans l'ensemble, détient un crédit. La méfiance envers les prêteurs est bien là, surtout au niveau des prêts à la consommation. Dans ce contexte, Complément d'enquête pose une question un tantinet provocatrice: "Vivre à crédit, et pourquoi pas?"

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