Complément d’enquête: Michèle Alliot-Marie, l’affaire de trop?

Placée sous le feu des médias, Michèle Alliot-Marie (photo), alors ministre française des Affaires étrangères, tire sa révérence, fin février, dans une lourde ambiance de remaniement gouvernemental.

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Ministre depuis une décennie, saluée pour sa rigueur et sa capacité à être irréprochable, "MAM" vient d'accumuler les faux pas, bien qu'elle assure: "Je n'ai commis aucun manquement." Quelques jours avant la chute de Ben Ali, elle a proposé d'offrir le savoir-faire des forces de sécurité au régime tunisien. Le journal Le Monde affirme même qu'elle aurait autorisé, à la mi-janvier, l'envoi de grenades lacrymogènes à la police tunisienne, livraison qui n'a jamais abouti. La révélation de ses vacances en Tunisie, gentiment sponsorisées par un homme d'affaires proche de Ben Ali, suffit à achever l'estime que lui portaient Nicolas Sarkozy et l'opinion publique française.

Partant du cas de "MAM" et rebondissant sur les liens entre le ministre du Budget Eric Woerth et l'affaire Bettencourt, Complément d'enquête s'interroge: comment garantir un système politique irréprochable? Jusqu'à certains milieux socialistes implantés aux alentours de Marseille et même dans les travées du parlement anglais, cet idéal démocratique est, aujourd'hui, entaché.

14 mars: 22h10 FRANCE 2 Complément d'enquête: Michèle Alliot-Marie, l'affaire de trop?

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