Complément d’enquête: Chauffards, comment en finir?

Pleins phares sur les chauffards, ces individus sans cerveau qui confondent auto et jeu vidéo.

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Il ne se passe pas une semaine sans qu’un piéton ou un automobiliste tragiquement décédé ne se retrouve dans la rubrique faits divers. La faute à l’alcool, lit-on souvent. Mais aussi à l’inconscience de ces caïds de l’ère moderne, pour qui la pédale d’accélérateur n’est qu’un joujou parmi d’autres. Chez nous, le sujet vient d’être remis sur le tapis à cause d’un certain Jonathan Legear, footballeur la journée et cascadeur à la nuit tombée.

Le gaillard a promis de se racheter une conduite en suivant une formation spéciale auprès de l’ASBL Red (Responsibility Experience Defensive), où il en profitera pour rencontrer quelques accidentés de la route. Le président de cette association est formel: 98 % des personnes qui sont passées par là n’ont pas récidivé dans les 5 ans.

C’est exactement ce que la "prison des chauffards" fait tous les jours: accueillir des délinquants de la route qui n’ont encore tué personne, mais qui ont conduit sans permis, sous l’effet de la boisson ou de la drogue. Établie dans la banlieue de Toulouse, elle sera l’une des escales de Complément d’enquête, ce jeudi. Un reportage interpellant bien sûr, qui sera précédé par une enquête non moins percutante sur le travail des flics autoroutiers.

Vu les chiffres de mortalité (3.963 morts en 2011) sur les routes de l’Hexagone, une brigade spéciale employant 84 policiers a, en effet, été créée afin de traquer les criminels sur roues et assurer un suivi judiciaire efficace. Alors bien sûr, on sait que les décès et les blessés de la route sont aujourd’hui quatre fois moins nombreux qu’il y a quarante ans, mais allez donc demander aux familles et aux proches des victimes s’ils en ont quelque chose à faire…

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