Cités englouties: Thônis-Héracléion en Egypte

Jusqu'il y a une dizaine d'années, la mystérieuse cité portuaire égyptienne de Thônis-Héracléion, proche d'Alexandrie, n'existait que dans des récits historiques teintés de légende.

859383

Ainsi, le grand voyageur grec Hérodote décrit que Ménélas, le frère d’Agamemnon, y aurait débarqué après avoir reconquis la belle Hélène. Diodore de Sicile qualifiait pour sa part la cité "d’entrepôt de l’Égypte".

Il fallut attendre 2001 pour que les historiens modernes accèdent enfin à une preuve physique de son existence. Après d’inlassables années de recherche, l’archéologue français Franck Goddio la découvrit… sous l’eau! Plus précisément dans la baie d’Aboukir, à 6,5 kilomètres des rives. Après d’inlassables années de plongées successives, son équipe d’Indiana Jones sous-marins a pu cerner les contours de cette porte d’entrée vers le royaume des pharaons.

Sa gestation remonterait au VIIe siècle avant J.-C., soit près de trois siècles avant l’avènement d’Alexandrie. La ville aurait été submergée par un tremblement de terre, il y a plus d’un millénaire. Témoignage stupéfiant de cette fantastique odyssée archéologique, La cité engloutie s’accroche aux palmes de Goddio et de son équipe à mesure qu’ils accumulent les découvertes.

D’abord, il y a un imposant temple dédié à Amon, autrefois prisonnier de la vase. Parmi la kyrielle de sculptures immergées, une stèle de granit noir de deux mètres de haut, frappée de l’inscription Thônis-Héracléion, sert de preuve ultime pour confirmer les légendes anciennes.

Et, surtout, une kyrielle d’objets quotidiens, liés au culte ou au commerce, permettent de tracer la fonction et la vie de ce qui fut, à l’époque, le principal port d’Egypte.

Plus d'actualité