Chambre 327

Isabel Otero revient sur le petit écran dans un thriller classique, mais plutôt bien mené. Distrayant!

698447

C’est jour de fête au Palace: Jade, qui dirige l’hôtel depuis la mort accidentelle de son mari, fiance sa fille Lisa. On sent bien quelques tensions avec sa propre belle-famille, influente famille bourgeoise qui possède l’établissement et trouve toujours à redire sur les choix de Jade.

Mais l’humeur se veut légère comme une bulle du champagne qui coule à flots. Jusqu’à ce qu’une femme de ménage commence sa tournée. Parvenue à la chambre 327, elle pousse un hurlement: deux corps baignent dans leur sang.

Le premier n’est autre que celui de Fabien, le futur gendre de Jade. La femme à ses côtés se révèle bien vite une prostituée. Crime passionnel d’une fiancée jalouse? C’est l’hypothèse avancée par les flics qui investissent bientôt les lieux.

Et celle retenue par Jade lorsqu’elle découvre, sur les enregistrements des caméras de contrôle, la silhouette de Lisa se dirigeant, à l’heure du drame, vers la fameuse chambre 327…

Sans même avoir entendu les explications de l’intéressée, elle supprime les images compromettantes. Mais loin de préserver sa fille, son intervention risque surtout de les mettre toutes les deux en grand danger…

Malgré une introduction un peu pataude – un flash-back en noir et blanc, illustration du traumatisme d’enfance de Jade, et qui ponctue lourdement le téléfilm -, Chambre 327 ne manque pas de rythme. Les morts se suivent à grande vitesse. Les pistes se mêlent et nous emmêlent. Et les coupables potentiels se multiplient.

Peu développé, le volet pseudo-intimiste concernant le passé de Jade et censé éclairer sa personnalité n’a pas grand intérêt tel qu’il est ici traité. Reste donc l’intrigue principale, classique mais suffisamment distrayante pour se laisser regarder. Et l’on retrouve avec plaisir l’actrice Isabel Otero, ex-commandant de La crim’, que l’on n’avait pas vue depuis longtemps.

Plus d'actualité