Ce soir sur Arte: Série L’agence n°1 des dames détectives

Une série policière tournée au Botswana par le réalisateur du Patient anglais? Ça ne pouvait qu'atterrir sur Arte…

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Décédé il y a trois ans des suites d'une opération délicate, Anthony Minghella n'aura légué que six films à nos mémoires. Parmi eux: Retour à Cold Mountain, Le talentueux M. Ripley et, surtout, Le patient anglais, qui rafla pas moins de neuf oscars en 1997. Dix ans après ce succès planétaire, Minghella retournait sur le sol africain pour y tourner son ultime contribution à la pellicule: le pilote de la série L'agence n°1 des dames détectives. À l'origine, il devait s'agir d'un long métrage. Face à l'enthousiasme du cinéaste et à l'aide financière du gouvernement du Botswana, les producteurs ont décidé de décliner le scénario en sept épisodes. Le résultat? Une série policière vraiment pas comme les autres…

Le générique est éloquent: sur fond de chants africains, s'enchaînent des images splendides du Botswana. Jill Scott entre ensuite en scène. On la connaissait pour ses albums soul multirécompensés, mais on la découvre ici dans la peau d'une femme au caractère bien ensoleillé qui, un beau jour, décide d'ouvrir une agence de détectives au cœur d'un village. Son arme? Un flair et une intuition qui n'ont rien à envier au Mentalist, doublés d'une opiniâtreté qui laisserait les Experts sans voix. Loin des buildings de Manhattan et des ruelles sombres de Las Vegas, notre héroïne résout ici ses enquêtes en tapant ses dossiers sur une bonne vieille machine à écrire. Bye-bye, les flics machos et les empreintes ADN. Bienvenue à Precious Ramotswe, sympathique détective née sous la plume du romancier écossais Alexander McCall Smith. Une détective qui ausculte l'Afrique avec sourire et humanité, dans une série qui met un point d'honneur à contourner les clichés. Encore merci pour tout, Monsieur Minghella…

Série L’agence n°1 des dames détectives Arte 20h40

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