Breaking Bad : la meilleure série de l’Histoire ?

Sept Emmy Awards, 99 sur 100 donné par Metacritic, un public addict... Breaking Bad fait claquer sa saison finale. Retour sur la plus hallucinante des séries. Et l'occasion de découvrir l'hilarante parodie, Joking Bad.

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Walter White va-t-il enfin révéler son vrai visage ? À quelques jours du grand final sur la chaîne AMC, Breaking Bad provoque une hystérie collective chez les fans. Voire un début d’expérience de mort imminente chez certains d’entre eux qui nous rappellent les aficionados de Lost à quelques heures de son épilogue. Avec plus de 6,4 millions d’addicts scotchés devant Ozymandias, le quatorzième épisode, la série créée par Vince Gilligan (X-Files) a d’ailleurs explosé ses propres records d’audience. Et embrasé le second écran avec quelque 610.000 tweets envoyés durant ce face-à-face déjà classé historique.

« Incroyable série. Incroyable épisode hier soir. Un vrai coup de poing » a même lâché George R.R. Martin, l’auteur de la saga culte Game Of Thrones. « Walter White est plus monstrueux que n’importe qui à Westeros. Il faut que je fasse quelque chose à ce sujet ! » Il faut reconnaître que cette cinquième saison apocalyptique, qui démarre sur Be Séries ce vendredi 4 octobre, nous scotche littéralement à l’écran. De quoi hurler au génie sans même attendre la fin ? En tout cas, avec un score insolent de 99/100 sur Metacritic, site qui affiche la moyenne des critiques médias américaines, cette saison 5 sacre Breaking Bad comme « la série la mieux notée de l’histoire ». Un titre Guinness Book des records à rajouter aux 117 nominations et aux 43 prix, dont 7 Emmy Awards, remportés par ce stupéfiant western sous acide. Et si Breaking Bad était juste la meilleure série de tous les temps ?

Weeds, version dure

On n’avait jamais vu pitch aussi barré. Avec son histoire de prof de lycée en phase terminale de cancer qui décide de fabriquer de la méthamphétamine pour assurer un avenir financier à sa famille, on pense tout de suite à l’hilarant Weeds. À tort. Malgré son cynisme étouffant, la série diffusée par Be TV et Plug RTL n’a rien d’une cigarette qui fait rire. Dans Breaking Bad, celles de Walter White sont d’ailleurs plombées à la ricine, une protéine 12.000 fois plus toxique que le venin de crotale. Avec une violence non censurée, la bête de Gilligan nous foudroie, trucide ses rivaux, empoisonne les enfants et regarde les filles mourir d’overdose sans lever le petit doigt. Mais Breaking Bad ne mord jamais là où on s’y attend. À l’image d’un Soprano ou d’un The Wire, cette fresque moderne nous plante un à un ses couteaux dans le dos. Et on en redemande. Parce que, dans Breaking Bad, on ne sait jamais où on va, mais une fois arrivé, on se dit que c’est exactement là où on voulait, devait aller. Magistral !

Le buzz

Jimmy Fallon a encore frappé. Après ses Histoires du rap avec Justin Timberlake ou ses parodies de David Bowie, l’animateur américain s’est métamorphosé en l’affreux Walter White. Chemise has been, lunettes de prof et crâne d’œuf, la star du Late Night de NBC se filme en train de dealer… des blagues. Avant de se faire conseiller par Saul, l’avocat de la (vraie) série et de rejoindre le groupe de l’émission The Roots dans une caravane enfumée… Génial.

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