Braquo

Moins réaliste qu'à ses débuts, Braquo développe des intrigues qui se veulent plus efficaces.

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Il a lancé le phénomène en 2009. Mais l’a quitté au bout d’une seule saison. Le départ d’Olivier Marchal (36 quai des Orfèvres), créateur de Braquo, avait fait grand bruit. Et à chaque nouvelle salve, chapeautée depuis par son successeur Abdel Raouf Dafri (scénariste d’Un prophète), il n’a jamais manqué de tacler la direction qu’a prise la fiction après sa démission. A savoir moins de réalisme pour plus d'action. Force est de constater que la plume de son remplaçant a en effet considérablement changé la donne au cours de la deuxième année. Les histoires s’y sont révélées mieux rythmées, quitte à déstabiliser les aficionados de la première heure, habitués à une narration plus lente. Preuve de ce nouveau tempo, ce cliffhanger en fin de parcours qui avait vu la vie de Théo Vachewski (Nicolas Duvauchelle), l’un des flics vedettes, mise gravement en danger par l’explosion de son véhicule.

On connaîtra son sort dès les premiers instants de cette fournée de huit épisodes, toujours menée de main de maître par Eddy Caplan (Jean-Hugues Anglade). Ce poulet qui n’a rien d’un héros et dont la personnalité on ne peut plus sombre n’a pas fini de surprendre. Dans ces inédits, lui et sa bande vont désormais chercher à démanteler un trafic organisé par des mafieux russes, arméniens et géorgiens. Pour ne rien arranger, Vogel – un ex de l’inspection générale des services – entend bien causer la perte de Caplan. On l’aura compris, cette troisième rafale s’inscrit donc parfaitement dans la lignée de la précédente, avec une intrigue à la lisibilité accrue et qui ne fait l’économie d’aucun rebondissement. Le tournage du quatrième round vient de démarrer. Il pourrait apporter un point final à la série.

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