Bloodline, Saison 1

Les créateurs de Damages reviennent en force avec Bloodline, un thriller psychologique centré sur la famille. Passage en revue des forces en présence.

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Que ce soit en télé ou au ciné, la famille dysfonctionnelle a la cote ces dernières années. Après le très bon Sons Of Anarchy et en attendant le splendide Transparent (en avril sur BeTV), Bloodline s’intéresse aux conflits de longue date d’une famille américaine, dès le jour où Danny, frère aîné et brebis galeuse de la tribu, revient au bercail à l’occasion d’une cérémonie en hommage au patriarche. Un retour qui va faire craquer le vernis d’une famille qui semble bien sous tous rapports, et révéler un passé peu reluisant, fait de trahisons, de rivalités et de jalousies.

Tournée dans les magnifiques paysages des Keys en Floride, Bloodline bénéficie d’un casting trois étoiles avec un Sam Shepard à contre-emploi en père pas très net, et Sissy Spacek (dans sa première série) en mère contente pour un temps de retrouver le mauvais fils. A leurs côtés, on retrouve Kyle Chandler (du sous-estimé Friday Night Lights) interprétant le bon fils cadet prêt à tout pour plaire à ses parents, Linda Cardellini (Samantha dans Urgences, et plus récemment maîtresse de Don Draper dans la saison 6 de Mad Men), l’avocate qui, comme par hasard, a rédigé le testament de son père. Deux quasi-inconnus complètent le tableau: Norbert Leo Butz, l’autre frère, colérique, tout aussi chouchou de ses parents, et Ben Mendelsohn, parfait en mouton noir en quête de la reconnaissance d’un père qui l’a pratiquement renié. Sans oublier Chloë Sevigny qui se fend d’un second rôle plutôt aguicheur le temps de quelques épisodes.

Pour sa deuxième série après l’excellent Damages, le trio Kessler/Zelman/Kessler signe donc une réussite pour Netflix dont le Marco Polo, lancé en grande pompe, avait quelque peu déçu il y a quelques mois.

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