Better Call Saul vaut bien le coup

Après avoir atteint des sommets avec Breaking Bad, Vince Gilligan est de retour avec Better Call Saul, le spin-off de sa monstrueuse création, dont le premier épisode était diffusé hier sur Netflix. Debriefing et (petits) spoilers.

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Des semaines qu’on trépignait d’impatience pour voir ce Better Call Saul qui revient sur les premières années d’avocat à la petite semaine de James McGill, plus connu sous le nom de Saul Goodman par les fans de Breaking Bad. Un spin-off dont on pouvait craindre le pire tant l’exercice était casse-gueule.

Certes, on est un petit cran en-dessous des aventures de Walter White mais ce premier épisode promet beaucoup pour la suite, à commencer par ce flashforward en noir et blanc et sans le moindre dialogue qui ouvre la série: réfugié au Nebraska, Saul travaille dans un snack, prend peur en voyant un type à l’air patibulaire qui ne lui veut pourtant aucun mal, puis rentre chez lui, déprimé comme jamais, et se regarde une VHS avec ses propres pubs, se remémorant ses premiers procès en tant qu’avocat commis d’office.

Dès lors, on découvre les prémices de ce personnage (interprété par l’épatant Bob Odenkirk) qu’on a adoré détester dans Breaking Bad: tour à tour veule, mielleux, grande gueule, dépressif chronique et finalement attachant par ses côtés pathétiques. Au fil des épisodes, on apprendra comment James McGill est devenu Saul Goodman, défenseur des pires ordures d’Albuquerque et ses environs. Il est aussi à parier qu’on en saura un peu plus sur l’après-Walter White, comme semble le promettre la scène d’ouverture.

Faut-il avoir vu Breaking Bad pour apprécier Better Call Saul? Oui et non. Oui, car on y retrouve inévitablement des références au futur de Saul, tel le personnage de Mike Ehrmantraut, inquiétant homme de main, qui fait ici une apparition, ou le truand qu’on entrevoit dans le dernier plan. Non, car la série vit bel et bien sa propre histoire dès le départ, mais aussi parce que le mystère des premières minutes est d’autant plus dense pour qui ne connaît pas la fin de sa grande soeur.

La série étant diffusée en exclu le lundi sur la chaîne US AMC (qui produit aussi Mad Men et The Walking Dead), les épisodes à venir de Better Call Saul seront disponibles chaque mardi après-midi sur Netflix. 

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