Apple, la tyrannie du cool (La Une 22h40)

Apple a révolutionné notre quotidien numérique. Et rendu certains de ses clients complètement accros. Pas cool…

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Célébré comme une rock star à sa mort, le 5 octobre dernier, Steve Jobs a fait l'ouverture de tous les JT, la couverture de tous les quotidiens et provoqué un raz-de-marée sur Facebook et Twitter. Pourtant, l'homme n'était ni président des Etats-Unis, ni Elvis Presley. Il était cofondateur d'Apple.

Steve Jobs a réussi le rêve de tout grand entrepreneur: révolutionner son époque et créer l'envie. Multinationale du cool depuis le début des années 2000, chacune de ses nouveautés provoque l'effervescence et des files interminables. Mac, iPod, iPhone et iPad ont envahi notre quotidien. Chaque sortie de produit est gérée comme une sortie de film et entretient avec ardeur la culture du secret si chère à l'entreprise. Au contraire de Microsoft, l'un de ses principaux concurrents, Apple passe pour le maître de la contre-culture et séduit les créatifs, pourtant réfractaires aux grands patrons puissants vus comme "la force du mal". Sa communication ultra bien rodée – suspense et slogan "think different" – a fait mouche. Mais force est d'avouer que ses produits novateurs sont la véritable clef de son succès. Steve Jobs lançait les tendances, était l'homme à suivre, quitte à créer des addictions.

C'est sur ce constat que se base le documentaire de Sylvain Bergère et Dimitri Kourtchine. Ex-addicts de la Pomme, les deux réalisateurs traversent l'Atlantique pour essayer de comprendre comment une marque devient un mode de vie, une véritable philosophie pour ses clients. Sur les traces des débuts d'Apple en passant par les soirées dédiées à l'iPod et aux "customiseurs" d'iPhone en or et diamants, le film fait surtout état d'une folie marketing jamais rencontrée auparavant. Ou comment un objet peut presque changer le monde.

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22 novembre:Apple, la tyrannie du cool (La Une 22h40)

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